Lundi 8 juin 2009
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13:34
Oui, il s'agit d'un énième échec pour le PS depuis maintenant 14 ans! Reconnaissons-le, le parti natif d'Epernay en 1971 vient de prendre une grosse claque. Mais à qui la faute? Si des éléments
externes ont certes joué un rôle (I), la responsabilité de certaines personnalité du parti et celle de la classe politique en générale ne sont largement pas à exclure (II)!
I) En effet, dans un premier temps, des éléments extérieurs comme l'abstention record (plus de 59%!!!) et le fossé qui sépare l'Union européenne des français ont indéniablement arbitré les
débats.
Ayant pris 6 points de plus en 10 ans, l'abstention a naturellement privé les partis d'importantes marge de manoeuvre éléctorale et notamment le PS, privé du soutien d'une classe populaire agacée
par la chose publique!
Cet agacement a, en outre, gagné pléthore d'électeurs potentiels qui ont estimé que l'union européenne, trop bureaucratique, trop technique, bref, trop éloignée de leur réalité
quotidienne, ne méritait pas qu'on se déplaça pour elle en ce jour de la fête des mères.
Et pourtant, l'Union européenne leur offre depuis 1950 les conditions du maintien de la paix et leur assure la pleine jouissance des libertés de circulation des facteurs de production à
travers le territoire continental qu'elle recouvre.
Ainsi, la possibilité d'aller travailler, vivre ou investir dans les 27 pays-membres de l'union est venue concrétiser le rêve prémonitoire du trés visionnaire victor HUGO.
C'est donc un grand tort et un grand mal de l'ignorer et de le refuser!!! Cependant, les électeurs n'endosse pas seuls cette responsabilité: la classe politique y est pour beaucoup!
II) Dans un second temps, la classe politique française et l'image exécrable du PS expique aussi le résultat décevant obtenu par ce dernier.
En effet, la carence en information dont s'est rendu coupable la classe politique lors de la campagne a contribué à enfanter l'abstention.
Enfin, le cirque de Reims et la "gauche caviar attitude" de certaines personnalités socialistes nationales et locales ont mis le PS sur de mauvais rails. Le carrièrisme, l'arrivisme, le snobisme,
l'élitisme et le dédain n'ont jamais fait bon ménage avec un peuple humble qui souhaite qu'on le respecte quelle que soit sa position sociale.
A bon entendeur...
Malgré tous ces élements, le PS n'est pas mort et s'il parvient à éliminer les pourritures qui s'y logent, alors, comme il l'a fait par le passé, il redeviendra le parti des plus grandes conquêtes
sociales aux niveaux européen, national et local comme ce sera, je l'espère, le cas aux régionales de 2010!!!
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